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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 10:58
Jacques guimberteau
Jacques Guimberteau est ingénieur d'études à l'INRA, consultant à la DREAL ex DIREN (expert en mycologie au sein du CSRPN Aquitaine : Comité Scientifique Régional Protection Nature), membre de la SFO nationale et relais régionaux (Rhône-Alpes, Charentes Vendée Poitou, Aquitaine), membre de la SMF (Société mycologique de France) et membre co-fondateur et conseiller scientifique du CEMA (Cercle d'études mycologiques en Aquitaine), membre des Comités scientifiques des Conservatoires botaniques régionaux (CBSA & CBNP).

Vous êtes ingénieur d'études dans l'Unité "Mycologie et sécurité des aliments", en quoi consiste principalement votre travail?
Co-Responsable du programme de Phylogénie moléculaire et révision taxinomique des espèces du genre Agaricus.
Objectifs: rapprocher la taxinomie conventionnelle et moléculaire et concevoir une taxinomie plus naturelle du Genre Agaricus.
Dans l’équipe Biologie Génétique des Champignons Macroscopiques (BGCM) de l'Unité de recherche MycSA (Mycologie & Sécurité des Aliments), je participe à une activité éco-taxinomique, en appui à un programme de génétique et d’amélioration des champignons comestibles. J’apporte des connaissances sur la diversité génétique, le positionnement taxinomique et le fonctionnement des communautés, d’où sont issues les ressources génétiques exploitées. Mon champ d’activité concerne l’écologie et la taxinomie des champignons supérieurs (Basidiomycètes), qui repose sur une compétence personnelle accumulée depuis plus de 30 ans.

Concernant la phylogénie moléculaire, que pensez-vous de ses possibilités et de ses limites?
L'outil moléculaire apporte un réel éclairage dans l'évolution phylogénétique des espèces et sur les caractères dérivés et la pertinence des caractères discriminants utilisés en taxinomie conventionnelle.

Quelles sont pour vous les plus grandes avancées/découvertes/surprises dans la classification des champignons et des orchidées que cette nouvelle approche a permis de révéler?
En ce qui concerne la classification des champignons, les apports sont immenses, mais sans pour autant révolutionner complètement la classification traditionnelle bâtie par des générations de Naturalistes et de scientifiques.
Je prendrai simplement 2 exemples pour illustrer l'apport de l'outil moléculaire sur la taxinomie ou systématique traditionnelle :
    1) Le cas des champignons Agaricoïdes , des champignons Secotioïdes, et des champignons Gasteroïdes, où ces 3 grandes morphologies rencontrées dans le Monde des champignons sont apparues plusieurs fois au cours de l'évolution et dans plusieurs grandes familles ou branches de l'arbre phylétique. Par exemple il existe parmi les Russules épigées "normales", des Russules gastéroides hypogées (Genres Arcangelliella, Cystangium, Elasmomyces, Gymnomyces, Martellia, Macownites, et Zelleromyces) où au cours de l'évolution adaptative la forme gastéroïde a émergé plusieurs fois. Cela montre que l'évolution vers des fructifications hypogées s'est produite de façon parallèle dans plusieurs lignées.
(Voir ma publi sur le champignon sécotioïde dunaire : Gyrophragmium classé aujourd'hui avec les Agarics (lamellés) !)
    2) le cas des Champignons Gastéromycètes : "tiroir polyphylétique" rassemblant des champignons convergents au niveau de leur morphologie apparente  (forme en boule ou gastéroïdes) dans la classification traditionnelle basée sur les similitudes morphologiques (Genres : Lycoperdon, Scleroderma, Tulostoma, Geastrum, Nidularia, Bovista, Calvatia, Phallales, etc.), mais appartenant en fait à des ordres ou à des familles très éloignés. Ceci est l'exemple même d'une classification morphologique pratique (voire didactique), mais très éloignée de la réalité évolutive.
Aujourd'hui les Lycoperdon, Calvatia, Bovista se retrouvent classés avec les Agaricacées proches du Genre Agaricus!!!
Les Sclérodermes avec les Boletales ! etc...
    Cependant la chimiotaxinomie avait déjà anticipé partiellement ces gros remaniements dans les classifications

Comment vous est venue la passion des orchidées ?
La découverte fortuite sur le terrain de la magnificence de ces fleurs, avec tout d'abord l'observation attentive dans un sous-bois de quelques pieds de Listera ovata (verte et pourtant pas des plus spectaculaires !!!) et d'une troupe contiguë de Dactylorhiza fuchsii (maculata s.l.).
Ensuite je me suis pris au jeu de l'Orchidophilie et "Orchidomanie" avec la découverte nouvelle  pour moi de pieds majestueux d'Orchis purpurea aux feuilles lustrées vernissées et à l'allure de grosses jacinthes !!!
Ce fut ensuite "l'extase" devant la découverte de  mon premier Ophrys (dans le Médoc/33) face à qqs pieds d'Ophrys sphegodes ou aranifera montrant la co évolution morphologique vers l'insecte !....signe de "l'intelligence végétale" !!!
    
Quelle est votre plus beau souvenir concernant la recherche d'orchidées?
La découverte des hybrides à la croisée des caractères des 2 espèces parentales. Quel jeu sans cesse renouvelé de découvrir de nouveaux hybrides ou de nouveaux pieds hybrides !!!...infinie variation !

Pouvez vous nous citer quelques curiosités à propos des Orchidées françaises?

- Symbiose et Mycologie,
- Adaptation aux conditions les plus contraignantes des milieux parmi  les plus ingrats (souvent en position pionnière !!),
- Variation infinie et croisements multiples aboutissant à un vrai travail de détective face aux hybrides ! démarche du diagnostic un peu sur le modèle de la mycologie.

Quelle est l'espèce phare en Aquitaine : le "Graal à labelle"?

L'Ophrys ficalhoana et l' Anacamptis (ex Orchis) coriophora ssp. coriophora et ses multiples hybrides et visages ou "masques de coloration" (voir ma publi in SFO l'Orchidophile 1987)
  
Est-ce que le fait de prospecter les orchidées vous a amené à vous intéresser à d'autres disciplines (l'ornithologie, l'entomologie, l'herpétologie etc..)?
Plutôt l'inverse c'est grâce à la Mycologie (ma première spécialité) que j'ai découvert les Orchidées et leur biodiversité infinie !!! toutefois ça me repose...... face à la complexité des champignons qui représente un "Monde immense" !!!
        
Le milieu de l'orchidophilie est-il plutôt féminin ou masculin ?
Les "2 mon Général" !!!! C'est vrai que la "grâce" des orchidées est plutôt du registre féminin !!! mais j'observe quasiment autant de passionné(e)s des deux sexes ! (ce qui n'est pas du tout le cas des autres Sciences comme la Mycologie !)

 Merci beaucoup pour cette entrevue.    
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 10:22
    Bonjour Frank, tu es surtout connu en Aquitaine pour tes 2 ouvrages sur les Orchidées (celui des Orchidées sauvages d'Aquitaine chez Biotope, malheureusement épuisé, et le mini-guide des "Orchidées communes de France" aux Editions Sud-ouest). Cependant, tu sembles au final être un naturaliste très généraliste. Comment s'est fait ton apprentissage de la nature?
    Dans les Landes !!! Quand j'étais enfant...j'aimais voir des oiseaux: l'engoulevent et la huppe surtout...J'en ai peut-être aussi gardé l'envie de plonger dans un milieu naturel, de la grenouille à la libellule, du chevreuil à la buse, tout m'intéressait.

    Tu n'es pas un acteur "professionnel" de la nature, étant enseignant en lettre classique (source: google.com). Peux-tu nous parler des associations pour lesquelles tu travailles, de leur mission, et du statut de bénévole?
    Depuis pas mal d'années, je me suis engagé au sein de la LPO Aquitaine et du CREN; j'apprécie de pouvoir participer à des projets intéressants et conviviaux à la LPO, comme le camp de migration du Cap Ferret, ou les différents comptages d'oiseaux sur le bassin d'Arcachon; apporter un peu d'aide au centre de soins de Certes; du bénévolat actif, administratif aussi pendant les CA de l'asso; pour le CREN aquitaine, j'ai beaucoup d'estime aussi pour ce combat pour préserver et valoriser des espaces naturels, en essayant de faire participer des acteurs de la société. La plus belle réussite de cette asso est que de nombreux administrateurs du CREN soient des propriétaires de sites conventionnés pour leur richesse, qui ont été sensibilisées à la protection de la biodiversité. Quand j'habitais en Dordogne, je pouvais plus facilement participer à leurs actions, par proximité avec les membres du l'équipe et pas mal de sites; sur le bassin d'Arcachon, je suis loin à ce niveau-là.

    Quelle vision as-tu de la nature et de sa conservation par l'homme: est-ce que c'est finalement purement anthropocentrique (conserver des espèces qui sont vouées à disparaître mais qu'on conserve par "collectionnïte humaine") ou alors l'homme ne fait plus partie intégrante de la nature et se doit de conserver ce qui le reste (une vision intermédiaire existe aussi...)?   

     Pourquoi conserver de la nature sauvage? Ma vision est assez simpliste, et de plus en plus; je me bat pour conserver ce que j'aime; parce que je veux pouvoir courir dans les marais, arpenter des coteaux sauvages, affûter dans des forêts... Sur le rapport entre nature sauvage et notre société, il faudrait écrire au moins une thèse.

    Que penses tu du statut de l’espèce au sein des orchidées ? N’y a t’il pas création d’espèce trop facilement, donnant une image un peu trop « typologique » de l’espèce ?
    Trop de création d'espèces, c'est évident; je me demande ce que deviennent les notions de sous-espèce ou de variétés; en ce moment, par exemple pour les ophrys, on a parfois l'impression qu'il y a autant d'espèces que d'"ophrysologues"... En général, le statut d'espèce en botanique est-il aussi stable que pour la faune? Les notions d'hybridation et de fécondité sont-elles aussi pertinentes? Mais, comme tu le rappelais, je suis prof de latin, pas de SVT...

   As tu une anecdote plus ou moins bizarre/amusante/problématique en rapport avec tes prospections?
    Mes rencontres avec la bécassine sourde; ça serait un peu long à raconter mais j'ai pu bien sûr leur marcher dessus, mais aussi m'asseoir sur une sourde, voire encore plus cocasse.

     Quelles sont les découvertes naturalistes dont tu es le plus fier?
    Fier, rien de particulier; peut-être découvrir de nouvelles traces de loutre  dans la Double quand j'y résidais.

     Quel est ton livre de chevet (naturaliste, scientifique) que tu souhaiterais conseiller?
    Une paire de jumelles...les planches courbes d'Yves Bonnefoy, Amers de saint-john Perse ...mes livres de chevet changent souvent, allez, les premiers numéros de la Hulotte.. et la collection Parthénope, les "anciens" et tous ceux à venir.

    Quel est l'endroit en Aquitaine que tu trouves le plus magique du point de vue naturaliste?
    En dehors de la montagne, un coteau calcaire qui descend vers une vallée de prairies humides... Comme dans la vallée de la Lizonne, dans le nord Dordogne, ou les Beunes. Un pré salé quand la marée monte, c'est pas mal non plus...

    Quel matériel photo utilises-tu? As-tu des conseils à ceux qui souhaitent photographier les orchidées ?
    J'ai un reflex Nikon D300 avec quelques télés de 60 à 300 mm; pour les orchidées...attendre une belle lumière, prendre un grand angle...

    Merci beaucoup pour cet entretien.
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 15:08
Bonjour, Yannick Lenglet, première question de présentation succincte: es-tu originaire de la Région et quel est ton parcours?
    Je suis lotois et ai grandi sur le causse de Gramat ou j'ai débuté l'herpétologie,l'étude des reptiles et des amphibiens (sans savoir que cela s'appellait comme ça) vers 8 ans. En 1994, j'ai débarqué à Bergerac, ma mère venant d'y aménager, pour rentrer en BTSA GPN option animation en septembre 94 au Legta de Périgueux. Après le BTS, le service militaire, puis, en juin 97, je suis rentré dans la vie active pour trouver un premier boulot à la DDE où je suis resté jusqu'en aout 99 ( cela ne correspondait pas à ce que je voulais faire). Entre septembre 99 et mars 2000, je me suis attelé au montage du dossier de demande de création d'un poste emploi jeune à la Sepanso, poste créé le 27/03/2000 que j'ai occupé jusqu'au 31/11/2007.

Après avoir passé 8 ans au sein de la Sepanso à défendre la nature en Dordogne, quel sont les dossiers que tu as eu à traiter qui t'ont le plus marqué?
    J'ai beaucoup travaillé sur la protection de l'avifaune de plaine, qui présente comme intérêt principal d'allier la prospection naturaliste, la protection et la médiation environnementale avec le monde agricole. J'y ai beaucoup appris, et entre autre que l'on peut travailler sur la biodiversité dans un milieu qui semble a priori plutot stérile et uniforme. Et surtout que l'on arrive à des résultats si l'on privilégie la sensibilisation, la présence sur le terrain, la prise en compte des impératifs des personnes vis-à vis-de la protection de la nature. C'est ce que l'on appelle la médiation environnementale.

La Dordogne est un superbe département, pourtant, il semblerait que, mis à part la partie appartenant au PNR, les associations ne soient pas très actives, comment expliques-tu cela? Par conséquence, n'y a t'il pas plus de découvertes à faire dans le département?
    On pourrait écrire un livre sur ce sujet, tellement il y a de paramètres à prendre en compte. Pour faire simple, l'activité des associations tient aux personnes qui oeuvrent à l'intérieur de façon bénévole et qui en tiennent la direction. En effet, la direction définie le positionnement stratégique, les actions menées, les compétences qui permettent ou non d'obtenir des fonds pemettant de faire plus ou moins de choses, et éventuellement de salarier. Aujourd'hui embaucher dans une asso est très difficile, à la différence de la période allant de 1997 à 2005, durant laquelle l'on pouvait s'appuyer sur les contrats emploi jeune.
    Aujourd'hui, financer un emploi à plein temps coute 25 000 euros par an à minima, les asso ne pouvant générer de telles sommes, il faut qu'elles soient capables de valoriser leurs activités auprès de mécènes ou de collectivités. Mais les critères d'obtentions des fonds se sont ressérés, et c'est donc très compliqué. De plus, les bénévoles n'ont souvent ni le temps, ni les compétences, ni l'envie de se lancer dans ce type de dossier et dans une démarche de projet qui demande de se projeter. Bref, c'est une sorte de cercle vicieux, qui a mon avis conduira les asso à rester dans le bénévolat. Et personnellement, je ne pense pas qu'une association puisse être très présente en se basant sur le bénévolat.

D'ailleurs, après le milieu associatif, tu as monté ton propre bureau d'étude privé. Peux-tu nous en parler plus?
    Pour faire simple, je vais baser ma société sur le tryptique comprendre, faire comprendre et prendre en compte. Cela repose sur un besoin de former ou d'informer, de sensibiliser, d'accompagner, de conseiller pour intégrer notre environnement naturel dans le développement de notre société. Je me positionne donc comme prestataire de services au titre d'expert naturaliste. Enfin, je privilégie l'aspect contact local, me permettant une bonne réactivité et une meilleure cohérence ou crédibilité par rapport aux demandes qui me sont faites.

Quelles sont les espèces les plus remarquables de Dordogne (sans faire une liste exhaustive, juste citer celles qui selon toi sont les plus importantes)?
    Ce sont celles qui sont emblématiques des régions naturelles périgourdines, donc les espèces rupestres ( faucon pèlerin, grand duc), les espèces habitants des habitats reliquaires commes les pelouses sèches ou les petites prairies humides ( orchidées, cincle, loutre). Ce qui est maintenant a mon avis le plus remarquable, c'est la diversité des milieux naturels à l'échelle du département, et qui conduit à avoir une biodiversité très riche, n'excluant que les espèces du littoral et les espèces montagnardes.

As-tu des domaines de prédilection ou es-tu passionné par la nature en général ?
    Je suis herpéto depuis la première heure, et prends soin de ma famille de lézards verts habitants dans mon terrain.

Quelle est ton souvenir de prospection dont tu es le plus fier et/ou qui t'as apporté le plus de bonheur et/ou qui t'as mis dans une situation anecdotique?
    Je crois surtout que j'ai appris à exclure de mon langage les adverbes "toujours" et "jamais", et donc de penser que l'écologie est une science avec des règles figées. Un exemple, nous étions un jour avec une amie de la société botanique du périgord sur un coteau calcaire, et nous sommes tombés sur une orchidée que l'on trouve en milieu humide.
    Enfin, l'observation d'une femelle de faucon kobez le 1er juin ( jour de mon anniversaire) il y a 3 ans.

Quels sont les différents sites que tu montrerai à quelqu'un pour exprimer toute la richesse de la Dordogne?
    La vallée des Beunes

Pour finir, quel est ton livre de chevet (naturaliste, bien entendu)?
    Je lis très peu, étant plutot nouvelle technologie, et surtout favorisant l'apprentissage sur le terrain, ce qui rend les journées longues, du coup je m'endors très vite une fois couché.

Merci pour toutes ces réponses.

Retrouvez Yannick bientôt sur le site de présentation de sa société sur
www.pays-de-bergerac.com et sur le blog http://expertnaturaliste24.unblog.fr.
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 16:25
Quels sont les rôles et les actions de Cistude Nature? Contrairement à ce que l'on pense, cette association n'a pas l'air exclusivement dédiée à la Cistude d'Europe...
    En effet, nous sommes une association de protection de la nature et de l'environnement, spécialisée en herpétofaune et zones humides. La Cistude d'Europe n'est qu'une espèce parmi tant d'autres que nous cherchons à protéger. Dans cet esprit, nous réalisons des programmes d'études sur différentes espèces remarquables de reptiles et amphibiens, plus généralement des suivis de populations ou des inventaires, mais également la prise en charge de sites en gestion et de la sensibilisation de tout type de public, des scolaires jusqu'au plus grands.
 
Quel est ton rôle au sein de cette association ?
    Je suis écologue, chargé de mission, et plus précisément responsable de deux programmes régionaux, respectivement sur la Grenouille taureau et le Lézard ocellé.

La Grenouille taureau représente t'elle vraiment une menace, au même niveau que les autres espèces envahissantes (Ragondin, Ecrevisse de Louisiane...)?
    Même si l'Ecrevisse de Louisiane semble l'espèce exotique la plus dangereuse actuellement pour les amphibiens, la Grenouille taureau a eu un impact fort partout où elle a été introduite : elle se nourrit en grande partie des amphibiens autochtones, mais elle rentre également en compétition avec ces derniers, et elle est porteuse d'un champignon qui a eu des impacts très néfastes sur différentes espèces d'amphibiens dans le monde...

Comment t'es venu cette passion de l'herpétologie et à quel âge ?
    Difficile à dire, j'ai du naître dans un nid de couleuvres !
J'ai vécu toute mon enfance en pleine campagne, où je passais mon temps à observer la faune, et j'ai très vite été attiré par les reptiles et les amphibiens. Dans le village, c'est généralement à moi qu'on faisait appel quand un serpent était coincé au fond d'un jardin...

L'herpétologie, comme toutes les autres disciplines, a besoin d'un nombre conséquent de membres pour mener à bien ses projets, mais elle reste pourtant assez élitiste. N'est-ce pas paradoxal?
    Je ne sais pas, mais c'est certainement du au fait que ces membres sont de véritables passionnés, qui sont malheureusement moins portés sur les efforts à faire en terme de communication et de sensibilisation...

A ton avis, pourquoi les associations "Nature" sont t'elles si peu actives dans le Sud-ouest, et en particulier en Dordogne, et encore plus en particulier en ce qui concerne les Amphibiens et les Reptiles?
    Le Sud-ouest est une des plus belles régions de France, et on y trouve encore de beaux coins de nature. Peut être que les gens d'ici ne se rendent pas compte de la richesse de leur région, à l'instar d'autres coins de France où les derniers endroits sauvages sont ardemment protégés ??

Merci pour avoir répondu à nos questions.

Pour plus d'informations:
www.grenouilletaureau.net
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